Epson Equity LT-286 Canada- Manuel d'utilisation

Epson Equity LT-286 Canada

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Table des matières:

  • Page 2 – battre pour l'emplacement du nouveau Forum; aP; SANS; COMPROMIS; tous les lundis et mercredis; MEUBLES; Nicolet Optique
  • Page 3 – GP; CENTR; C O L L O Q U E - A U T O M N E 1 9 8 9; CENTRE INTERNATIONAL GP; Radio; l'ordinateur de bureau qui; EPSON; MISSION PERFECTION; Comment passer à la
  • Page 5 – La consommation cesse d'être le premier moteur de l'économie; Renault et Volvo seraient; N O M I N A T I O N S; UNE GREVE; G R O U P E M E N T QUALITE RESTAURANTS M O N T R E A L BMC; VOTRE GUIDE; l u; P O R T O F I N O; T R O Ï K A; Restaurant et bar; La Capannina
  • Page 10 – DIRECTEUR DES VENTES; C O N T R O L E U R; Maheu; Les associés de votre gestion; S E R V I C E S ADMINISTRATIF!; Société m i n i è r e; Analyste; pédagogique; en sciences et mathématiques; COMMISSION SCOLAIRE; Chef de produit; DIRECTRICE GÉNÉRALE - DIRECTEUR GÉNÉRAL; INGENIEUR; TECHNICIEN; G É R A N T D E; C O N S E I L L E R
  • Page 11 – CARRIÈRES ET PROFESSIONS; REPRÉSENTANT DES VENTES; Un TECHNICIEN; SERVICE DE CONCIERGERIE; CHEF DE LA DIVISION DES REVENUS; ASSISTANT À L'INGÉNIEUR; REPRÉSENTANT RÉGIONAL; RESPONSABLE DES USINES DE CONCASSAGE; Ingénieur
  • Page 13 – KIRK; OUGL; Le fils; Mémoires
  • Page 20 – E A T O N; CORRECTIONS; VILLE DE; AVIS D E LIQUIDATION; Le lancement de la sonde Galileo est reporté; Où; M O N T R E A L ' L A V A L VILLE LASALLE S T - L E O N A R D L O N G U E U I L
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Économie

La Caisse de dépôt est encore menacée de fractionnement

Jean Campeau pourrait accepter un autre mandat à la tête de l'institution québécoise

D

es adversaires d u Quebec
cherchent encore à « cas-

ser » la Caisse de dépôt et place-

ment du Québec.

Jean Campeau l'a reconnu indi-

rectement hier, lors d'une confé-

rence de presse à l'issue du déjeu-

ner-causerie de la Chambre de

commerce du Montréal métropo-

litain.

Plusieurs ont cherché encore

récemment, comme Marcel Côté,

alors conseiller du premier minis-

tre du Québec. Robert Bourassa. à

fractionner « la Caisse ».

M . Campeau, qui terminera son

premier m a n d a t c o m m e prési-

dent de la Caisse de dépôt et pla-
cement d u Q u é b e c le premier

m a r s p r o c h a i n , n ' é c a r t e p a s
l'éventualité d'un autre débat sur
le fractionnement de la caisse,

pour diminuer ses pouvoirs fi-
nanciers et lui couper les ailes.

Il ajoute toutefois que le pre-

mier ministre Bourassa, avec qui

il en a discuté expressément, est

« bien convaincu » du contraire.

Jean Campeau « préfère cepen-

dant demeurer prudent ; des per-

sonnalités i n f l u c u t e s tournent au-
tour du premier ministre. Ç a fe-

rait l'affaire de bien du monde

(de casser la Caisse), de gens de

l'extérieur du Québec en particu-
lier » . M . C a m p e a u n'a v o u l u

nommer personne. La Caisse, par

ailleurs, n'est pas démunie et peut
compter sur des appuis.

Durant la bataille du Québec

contre « le syndicat financier (de

1965 à 1975 en particulier), des

gens se sont tenus debout, comme

l'ex-ministre dès Finances, Ray-
mond Garneau. La Caisse, c'est

fort » aujourd'hui.

Deuxième mandat pour
Campeau?

Le nom de Raymond Garneau,

maintenant président des assu-
reurs Industrielle-Alliance, fut

cité à quelques reprises comme le

successeur de lean Campeau en

mars 90, tout comme celui de

Claude Castonguay, président du
conseil de La Laurentienne.

Mais lean Campeau reconnaît

qu'il reprendra bientôt les discus-

sions avec Robert Bourassa sur un
éventuel d e u x i è m e mandat, ce
qui ne s'est jamais vu dans les 25
ans d'histoire de la Caisse, lean
C a m p e a u adore son travail. 11

doit faire « le choix entre plu-

sieurs offres d'emploi, mais c'est

au premier ministre de choisir le

prochain président de la Caisse ».

A u bureau du premier minis-

tre, on reconnaît que les discus-

s i o n s r e p r e n d r o n t p r o c h a i n e -

ment mais on ajoute que « ces

j o u r s - c i les p r i o r i t é s sont a i l -

leurs », comme la formation du

prochain conseil des ministres.

Record

Bourse

N

ouveau sommet histo-

rique à la Bourse de

Montréal hier: l'indice ca-

nadien du marché, X X M , a

atteint 2 069,68, dépassant

le p r é c é d e n t s o m m e t d e

2 063,92 enregistré le 13

^août 1987, deux mois avant

le krach.

Cet indice est une moyen-

ne de la valeur des cours de

25 grandes sociétés cana-

diennes les plus capitalisées.

La capitalisation des titres

qui composent l'indice re-
présente 45 p. cent de la ca-
pitalisation boursière totale

des titres canadiens inscrits

à la Bourse de Montréal.

C e nouveau sommet si-

gnifie que la valeur des ti-

tres qui composent l'indice

se retrouve au même niveau

qu'au plus fort du dernier

marché haussier. Toutefois,

ces titres sont b e a u c o u p

moins surévalués qu'ils ne
l'étaient lors du précédent

record. A preuve, rapporte

la Bourse de Montréal, le

rapport moyen du cours des
titres qui composent l'indi-

ce sur les bénéfices de ces
entreprises est passé de 17,4

au 13 août 1987 à 11,9 au

plus bas de la correction
boorsière de 1987 et se situe
présentement aux environs

de 10.3.

Par ailleurs, la Caisse et des

partenaires ( c o m m e le M o u v e -
ment Desjardins, la Banque N a -

tionale et La Laurentienne) de-

vraient s'entendre p r o c h a i n e -
ment sur « le concept de la super
banque d'affaires » qui devrait ai-

der les entreprises québécoises à

battre la concurrence, internatio-

nale en particulier.

lean Campeau assure que les

partenaires ne m a n q u e n t p a s .

« O n cherche la clef. Elle se dessi-
ne. C'est un projet qu'on a à

coeur. La caisse en serait un par-

tenaire important. »

Pour ce faire, la Caisse n'a pas

besoin d'une modification de sa
loi car « elle a tous les pouvoirs

voulus », comme ceux de se diver-

sifier d a n s l ' i m m o b i l i e r , a v e c
Steinberg-lvanhoe, ou au niveau

international.

Comparativement à seulement

cinq p. cent il y a peu, les Québé-
cois contrôlent maintenant envi-

ron 50 p. cent de leur parc immo-
bilier, grâce notamment à la Cais-

se.

Cette dernière a acquis par ail-

leurs pour environ $ 2 milliards

d'actions de compagnies étrangè-

res. G r â c e à la croissance de son

actif de $ 3 milliards par année, la
Caisse devra mettre l'accent sur

l'aspect international dans les dix
prochaines années pour aider les

P M E du Québec à percer ces mar-

chés.

Fini le syndicat financier

Que de chemin parcouru de-

puis la fondation de la Caisse il

y

a 25 ans, s'est exclamé lean C a m -

peau dans sa causerie.

Le syndicat financier tentait

encore vers 1970 de bloquer des

politiques du Québec en refusant

ses emprunts. Il faisait danser les

gouvernements du Québec.

Des i n s t i t u t i o n s f i n a n c i è r e s

Jean Campeau

Pliska investira $ 1 milliard dans

un projet immobilier à Pierref onds

F R A N C I N E O S B O R N E

ne entreprise familiale, In-

vestissements Pliska, dévoi-

le lundi prochain un projet domi-

ciliaire et commercial de $ I mil-

liard sur dix ans. C o n n u sous le
nom de «Les jardins de Pierre-
fonds-Ouest », le projet sera réali-

sé sur 6,5 millions des 8,5 mil-

lions de pieds carrés que possède

Pliska dans cette partie de Pierre-

fonds, située à l'ouest du tracé de
la future autoroute 440, au nord

de la Trans-Canadienne.

Le projet comprend la cons-

truction de maisons unifamilales,

de c o n d o m i n i u m s , d'un centre
d'affaires et d'un centre commer-

cial. Il est situé sur le domaine de

l'ancienne ferme O ' C o n n e l l .

Les intentions de Pliska sont

connues depuis un bon moment.

mais la compagnie a retardé son

projet en raison d'un litige avec
Lavalin.

En effet, LaValin avait acheté

de Pliska un terrain de l,5 mil-

lion de pieds carrés, qui enclavait

le reste de l'ex-ferme appartenant

à Pliska.

Selon l'avocat de cette derniè-

re. M e André Simard, de l'étude

G u y & Gilbert, Lavalin avait dé-
claré au moment de l'achat s'être
entendu avec la V i l l e de Pierre-

fonds et que celle-ci fournirait
tous les services nécessaires à la
mise en valeur du terrain avant

une certaine date.

Cette condition n'ayant pas été

remplie, Pliska a obtenu une sai-

sie avant jugement du terrain de

l,5 million de pieds carrés. Elle a

fait valoir que le terrain avait été

acheté par Lavalin à prix dérisoi-

re, sous des représentations faus-

ses et inexactes.

La cour a donné raison à Pliska

et Lavalin va en appel du juge-

ment rendu le 8 février dernier.

Me Simard indique que Pliska

veut tout simplement rembourser

Lavalin et récupérer son terrain.

Entre-temps, l'entreprise fami-

liale, dont la présidente est M m e

Maria Gelev, a décide de mettre

en valeur les autres terrains, qui

lui appartiennent. Pliska a en ef-

fet obtenu la mise en place des

services municipaux d e Pierre-
fonds sur ses terres et peut donc

dévoiler ses projets.

Selon M e Simard, si Pliska ré-

cupère les l,5 million de pieds
carrés actuellement sous saisie,
ces terrains, situés en bordure du

boulevard G o u i n , seront égale-

ment mis en valeur par la société

immobilière privée.

Les privatisations sont bien plus
qu'une mode, selon Edouard Balladur

M I V I L L E T R E M B L A Y

S

elon M . Edouard Balladur, ex-ministre des Fi-

nances de France dans le gouvernement C h i -

rac, les privatisations ne sont pas une mode passagè-

re, mais un aspect important du libéralisme qui ba-
laie le monde, y compris les pays communistes.

Devant la Chambre de commerce Française au

Canada, M . Balladur a indiqué que ce n'est pas tant

la supériorité commerciale ou la plus grande effica-

cité économique des sociétés privées qui justifie les

privatisations, que « l e lien nécessaire entre la liber-
té politique et la liberté économique».

Selon lui, il est inacceptable que le «principal

moyen de produc-
tion et de distribu-
tion de la richesse

soit aux mains de

l'État». L'entrepri-

se doit appartenir

« au p l u s g r a n d
nombre d'indivi-

dus».

D é p u t é à l ' A s -

semblée nationale,

M . Balladur a eu
hier des r e n c o n -

tres privées avec
plusieurs person-
nalités du milieu

des affaires, dont

M . P a u l D e s m a -

rais, président de
P o w e r C o r p o r a -
tion, M . Jean C a m -
peau, président de
la Caisse de dépôt,

et M . Pierre Jean-

niot, président d'Air Canada. A Ottawa, il doit ren-

dre visite au ministre des Finances, M . Michael Wil-

son et à Toronto, il doit s'entretenir avec M . Tho-

mas D ' A q u i n o , président du C a n a d a Business

Council, ainsi qu'avec les dirigeants de la Bourse de

Toronto.

Aux critiques qui ont jugé sévèrement les 35 pri-

vatisations réalisées en 15 mois en France, M . Balla-

dur affirme qu'elles ont beaucoup fait pour dynami-

ser les entreprises concernées (Saint-Gobain, Socié-

té G é n é r a l e , S u e z , P a r i b a s ) , et d é v e l o p p e r le

«capitalisme populaire».

Eu revanche, il se demande s'il ne faudrait pas

modifier légèrement la procédure pour les prochai-

nes privatisations (stoppées par le gouvernement

socialiste). L'approche Balladur a privilégié la cons-

titution d'un «noyau d u r » d'actionnaires qui doi-

vent bloquer toute O P A hostile, pendant quelques

Edouard Balladur

années tout au moins. Le choix final des actionnai-

res de contrôle a été fait par le ministre à la suite

d'appels d'offres et des recommandations d'une
commission. Aujourd'hui, si c'était à refaire, M . Bal-

ladur aimerait être moins impliqué dans le choix, et

donc plus à l'abri des accusations de favoritisme.

Il j u g e tout à fait légitime les efforts déployés par

les Etats pour conserver les plus grandes entreprises

dans les mains des nationaux.

Interrogé par les journalistes, il n'a pas voulu

commenter l ' O P A de l'Institut Mérieux sur C ô n -

naught. Mérieux est contrôlée par Rhone-Poulenc,
un groupe qu'il a privatisé durant son mandat. Par

contre, il a dit qu'il trouvait injuste que des entre-

prises qui sont à l'abri des O P A puissent lancer el-

les-mêmes des O P A .

Textile : le Canada et les

USA ont des pratiques

jugées restrictives

Agence France-Presse

GENEVE

L

es États-Unis et le Canada appliquent l'Accord

Multi-Fibres ( A M F ) de manière plus restrictive

qu'auparavant, allant à l'inverse de la tendance sui-

vie par les autres pays importateurs, indique un rap^

port soumis au comité des textiles du G A T T , réuni
hier à Genève, par l'organe de surveillance ad hoc.

Le rapport constate en effet que la C E E et d'autres

importateurs, comme l'Autriche, la Finlande, la

Norvège et la Suède, ont réduit leurs pratiques res-

trictives, alors qu'Américains et Canadiens, tout en

amendant dans un sens limitatif les accords exis-

tants, sont les seuls à invoquer l ' A M F pour imposer

des mesures unilatérales.

De manière plus générale, l'organe de surveillan-

ce des textiles souligne que les restrictions frappent

«presque exclusivement» la production des pays en

développement, alors que « l ' A M F reconnaît explici-

tement la nécessité pour ces pays de recevoir un
traitement spécial». Sur 114 accords restrictifs con-

clus, note-t-d, 94 l'ont été avec des pays du tiers

monde.

Entré en vigueur pour la première fois en janvier

1974, l ' A M F , qui compte 43 signataires représen-

tant 54 pays, régit par le jeu d'accords bilatéraux

près de 50 pour cent des échanges mondiaux ($ 130
milliards US).

M O N T R É A L

T O R O N T O

DOW J O N E S

L'OR (NEW YORK)

DOLLAR C A N A D I E N

2069,68 p^

(+6.42) |

1

(+d.31%). |

I ' •*

— 7 / 1 0 0

J $ J $ 0 , 8 5 0 1

2069,68 p^

(+6.42) |

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J $ J $ 0 , 8 5 0 1

comme A . E Ames et la Banque de

Montréal auraient tenté d'empê-

cher la nationalisation des com-

pagnies d'électricité, d'où est is-

sue Hydro-Québec.

Elles auraient provoqué « la de-

claration d'Hawai » d e feu Daniel

lohnson, qui prêchait contre O t -
tawa « l'égalité ou l'indépendan-

ce » . L e s n o m b r e u x a f f r o n t e -

ments sur le français venaient un

partie du « b///63 », qu'aurait exi-

gé le syndicat financier.

Le Quebec payait plus cher que

l'Ontario pour emprunter avant

que la Caisse puisse servir de ré*

servoir de capitaux et permette de

répudier le tout puissant syndicat

financier.

Le bas de laine d'hier est deve»

nu un réservoir de capitaux de

$ 3 0 milliards.

P u b l i c i t é m a r k e t i n g

Les producteurs de pommes

repensent leur marketing

R i C M A R D
D U P A U L

L

es produc-

t e u r s d e

|

v

p o m m e s d u

%| Québec, au ter-

me d'une saison

qualifiée de dé-
sastreuse, veu-

' lent mettre sur

pied u n e a g e n c e n a t i o n a l e

dans l'espoir d'enrayer une cri-

se profonde qui s'empure de

l'industrie.

La n o u v e l l e a g e n c e aura

pour tâche de fixer des quotas
pour limiter la production ca-
nadienne. D e plus, à l'instar

du Bureau laitier du Canada,

elle prendra en charge tout le

marketing des produits de l'in-

dustrie. Deux atouts qui font
défaut à l'heure actuelle, affir-

me le porte-parole de la Fédé-
r a t i o n d e s p r o d u c t e u r s de

pommes du Québec, M . Daniel
Ruel.

«C'est chacun pour soi ac-

tuellement... si rien n'est fait

pour lui venir en uide, l'indus-

trie de la pomme risque de dis-

paraître», prévient-il.

U n e e n t e n t e d e p r i n c i p e

vient d'être signée par les fédé-

rations des cinq provinces pro-

ductrices, dont celles du Qué-

bec et de l'Ontario. Le projet

d'une agence sera soumis sous
peu aux membres et, par la sui-
te, au gouvernement fédéral.
La f u t u r e a g e n c e disposera

d'un fonds d'indemnisation et
d'un budget p r o m o t i o n n e l ,
dont les montant restent indé-

terminés. À titre de comparai-

son, le Bureau laitier consacre
quelque $ 15 millions par un

p o u r f a i r e la p u b l i c i t é du
beurre, de la crème glacée et

du fromage.

«Si tout va bien, on aura

notre agence â temps pour la
récolte de 1991», prévoit M .

Ruel.

Catastophe

Le projet d'une agence na-

tionale survient à un moment

où les producteurs québécois
s'apprêtent à clôturer l'une des
pires saisons de leur histoire.

Tout leur tombe sur la tête,

semble-t-il: une mauvaise ré-
colte et surtout, la dégringola-
de des prix.

Les pommes, en abondance

cette année, sont trop grosses
et pas assez rouges pour être
étalées sous le regard gour-

mand des consommateurs. Il

semble que mère Nature (en-

core elle!) nous ait donné des

températures trop chaudes au

mois de septembre, alors que

seul le froid réussit à faire rou-
gir les pommes.

Beaucoup d'entre elles ont

dû être cueillies tard dans la
saison. D e sorte que la taille
des fruits excède les critères du

marché. Pour être acceptable,

une belle pomme doit faire un

tour de taille de six à huit cen-
timètres.

Environ la moitié de la ré-

colte 89 —un record— pren-

dra le chemin des usines de

transformation, estime la Fé-

dération. Et comme les profits

résident uniquement dans les

pommes que nous mangeons,
les producteurs font face a une

catastrophe.

«La saisoc 1989 est un vrai

d e s a s t r e » , affirme d'emblée

|ean-Denis Lussier, un produc-
teur de Dunham, dans les Can-
tons de l'Est, et vice-président

à la Fédération.

Chute des

prix

Les problèmes des produc-

teurs de pommes sont d'autant
plus sérieux que les prix ont

chuté à un niveau dérisoire:
4
V* c e n t s la l i v r e p o u r la

p o m m e d e t r a n s f o r m a t i o n ,

contre 6 cents la livre en 1988.

Une baisse de 30 p. cent! Cela

se compare à un prix de re-

vient moyen (selon le ministè-
re de l'Agriculture ) de 18 cents

la livre.

D'après M . Lussier, il faut

s'attendre à des pertes à gran-

de échelle et même ù plusieurs

faillites parmi les I 000 pro-

ducteurs québécois. Les reve-

nus de l'industrie —environ

5 2 0 m i l l i o n s ( au p r i x du

gros)— pourraient baisser, en

dépit d'une augmentation sen-

sible de la production; celle-ci
atteindra 4,7 millions de bois-
seaux en 1989 (un boisseau
équuivaut à 42 livres ou 19 ki-

los). En 39 ans d'expérience,

M . Lussier dit avoir rarement

vécu pareille crise.

« L e s producteurs sont obli-

gés de puiser dans leur avoir

net. Les dettes augmentent»,
renchérit M . Ruel. Il y a bien
l'assurance tripartite —finan-

cée à parts égales par O t t a w a ,
Québec et les producteurs—

mais celle-ci ne couvre qu'une
partie des pertes. L'industrie

de la pomme emploie 3 000

personnes à temps plein et au-

delà de 20 000 personnes du-

rant les récoltes.

Le «concentré»

La chute des prix est le résul-

tat de l'importation massive

du concentré de pomme venu

d'Europe de l'Est et d'Améri-
que du Sud.

«Il coûte entre 10 et 13 p.

cent moins cher de faire du jus
avec du concentré importé que

d'en faire avec des pommes

fraîches», explique M . Jean-
Paul Barré, président de Las-

sonde & Fils, de Rougemont.

Les p r o d u c t e u r s q u é b é c o i s ,

dont la main- d'oeuvre est net-

tement plus coûteuse, ne peu-
vent concurrencer leurs homo-
logues chiliens, italiens ou al-
lemands.

Selon M . Barre, les consom-

mateurs font peu la différence

entre le jus fait de concentré et

le vrai jus, ce qui encourage
l'importation. Il a bon espoir

que les goûts se raffineront
avec le temps puisque Lasson-

de est le seul fabricant à utili-
ser des pommes fraîches du
Québec pour ses produits (
Oa-
sis et Rougemont).

Le pdg espère aussi qu'on

réussira à faire augmenter la

c o n s o m m a t i o n d e j u s de

pomme chez les Québécois, la-

quelle reste inférieure à celle

des Ontariens ou des Améri-
c a i n s . L a s s o n d c , le m e n e u r

dans le marché, fait actuelle-

ment une promotion sur ses

jus afin de conserver sa mince
avance.

M . Barré, qui dit avoir gran-

di dans un verger, sympathise

avec les producteurs. « C e n'est

pas facile. Avec la mondialisa-
tion de l'industrie et les barriè-
re tarifaires qui tombent, ça

deviendra encore plus difficile
avec le temps».

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Résumé

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Kcono-flashes 0 2 * LA PftESSE. MONTRÉAL, MERCRED111 OCTOBRE 1989 La Ch. de C. de l'Est de Montréal entend se battre pour l'emplacement du nouveau Forum B E N O I T C H A P D E L A I N E • La Chambre de commerce de rTEst du grand Montreal entend faire pression pour favoriser l'éta- blissement d'un n...

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LA P R E S S É , M O N T R É A L , M E R C R E D 1 1 1 OCTQ6WE 1 9 8 9 0 3 Daniel Bertolino croit pouvoir éviter la faillite de Via le Monde P i e r r e L. H é o n La Compagnie d'Assurance Zu- rich-Vie du Canada est heureuse d'annoncer la nomination de M. Pierre L. Héon au poste de Di-recteur Région...

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LA PRESSE, MONTREAL, MERCRED111 OCTOBRE 1989 0 5 La consommation cesse d'être le premier moteur de l'économie Ce rôle est assumé de plus en plus par les dépenses d'immobilisation des entreprises Htm* Cammditnne TORONTO • Tout indique que la consomma- tion est en train d'être délogée d e son rôle d e...

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